02.10.2006

Vers la désappropriation de soi

Nous avons essayé, le 29 septembre, de répertorier un certain nombre de nos idoles tant individuelles que collectives.
Après ce tableau très peu réjouissant, interrogeons-nous pour savoir quels seraient les moyens les plus efficaces pour nous libérer d’une tutelle aussi oppressive ?
Il y a une première question à se poser : qu’est-ce qui polarise ma vie, qu’est-ce qui est le plus important pour moi, quel est mon absolu ? (Nous verrons le cas des idoles collectives plus tard car la thérapie est plus compliquée, car je ne suis pas seul dans le coup).
Il ne s’agit pas ici de se défiler ou de se jouer la comédie. Il faut ici avoir un regard lucide sur soi-même. Mais comment obtenir cette lucidité personnelle ?
Il n’y a qu’un moyen : si c’est MOÄ qui suit au centre de ma vie alors la lucidité sera difficile.
Il faut alors s’engager alors dans une cure de « décentrement », de « désappropriation ».
Nous verrons plus tard ce qu’il faut faire pour cela.

29.09.2006

Quand nous réveillerons-nous?

Un professeur de philosophie condamné à mort par une fatwa islamiste. Ce fait gravissime ne se passe pas en Arabie Saoudite, mais en France. Jusqu'au faudra-t-il qu'ils allent pour que la France se réveille de sa somnolance en matière de "tolérance" de l'intolérable? Malheureusement ce n'est que sous la poussée des évènements que nous nous réveillerons afin de défendre la vérité sur l'homme et la protection de sa liberté religieuse et philosphique.

Nos idoles

Nous avons fait, avant-hier, une petite rétrospective des grandes idéologies qui ont tenu la place de Dieu dans la conscience de millions d’hommes et de femmes avec toutes les conséquences que tout un chacun peut constater en tournant les pages de notre Histoire récente.
Aujourd’hui si le prêt-à-porter idéologique est plus fruste et moins ambitieux, il n’en n’est pas moins dangereux car le vide spirituel qu’il laisse derrière lui peut nous faire basculer du jour au lendemain dans la pire des barbaries ou dans des suicides collectifs sans précédents (par mort violente ou mort lente).
Alors essayons de faire un petit tour d’horizon de nos idoles collectives ou individuelles (je n’écris pas personnelles car l’avènement de la personne est l’aboutissement d’une longue évolution spirituelle, et nous en sommes encore loin, pour la plupart de nos contemporains).
Entre parenthèse, je n’accuse personne en particulier, mais l’ensemble de nos institutions qui ne jouent plus leur rôle éducatif.
Notre grande idole collective est aujourd’hui le plaisir sans frein. Pour ce faire nous sommes prêts à sacrifier le meilleur de nous-même et ainsi perdre notre âme.
Pour s’en convaincre il suffit de jeter un regard sur notre jeunesse qui confond l’être et le paraître. L’identification aux grandes marques (je n’en citerai aucune) est une posture quasi générale chez nos jeunes.
Ne leur jetons pas trop vite la pierre car la jeunesse, (malgré une adolescence toujours difficile) n’est que le résultat d’une éducation familiale et commune.
D’idéologies plus ou moins abstraites et mortifères, nous sommes descendus à l’identification à l’objet, ce n’est pas un progrès, mais les conséquences peuvent être aussi désastreuses.
Quant aux adultes, nous nous vautrons sans vergogne dans les cultes idolâtriques des plus dangereux aux plus ridicules, essayons d’en faire l’inventaire (non exhaustif) :l’argent, le sexe, la réussite professionnelle (qui permet tous les mauvais coups), la possession des derniers gadgets à la mode (4x4, TV, vêtements de marque, etc.), les vacances et le soleil, etc. chacun peut ici rallonger la liste en faisant le répertoire de ses propres idoles.
Cette ruée vers les cultes idolâtriques ne sera pas sans sanctions individuelles et collectives. On peut dès aujourd’hui faire le constat alarmant des dérèglement inquiétant de la nature qui sont directement liés à nos choix irresponsables : environnement pollué, villes irrespirables, catastrophes climatiques, maladies mentales en nettes progression et leur corollaire la consommation de médicaments, éclatement de nos familles, etc.
Le tableau que je vient de peindre est aujourd’hui très fréquent dans notre univers médiatique. Les médias se faisant d’ailleurs un malin plaisir à nous coller le nez dans notre « caca » jusqu’à la nausée. Personne ne peut supporter les torrents de boue et de misère que nos chaînes de TV déversent chaque jour dans nos âmes. Seul un Dieu pourrait porter une croix aussi lourde. Il ne faut pas s’étonner si nos contemporains craquent. Le fardeau est impossible à porter. Un homme quel qu’il soit (à moins de ne plus avoir de sensibilité) ne peut supporter toute la misère du monde (les médias faisant toujours le choix des faits les plus abominables).
Nous essayerons demain de réfléchir ensemble aux moyens de nous en sortir tant individuellement que collectivement. Ils existent, mais faut-il encore avoir le courage et l’humilité de reconnaître que nous faisons fausse route.