11.10.2006

Désappropriation

Désappropriation

Ce qui nous caractérise tous, c’est notre fâcheuse manie de graviter autour de nous-mêmes. Ce qui a pour conséquence catastrophique de nous prendre pour le nombril du monde et de nous prendre pour un dieu. C’est tout le drame de la modernité.
Se désencombrer de soi-même est la tâche la plus difficile qui nous est demandé d’accomplir si nous voulons un jour ressembler vraiment à ce que nous sommes en profondeur : une personne.
De nombreux obstacles se dressent sur la route de l’avènement en nous de la personne et donc de la liberté. Contrairement à ce que veut nous faire croire la république française, nous ne naissons pas libre, mais en puissance de l’être un jour.
Cette erreur pollue notre société depuis l’individu jusqu’aux sommets de l’Etat. Avec de graves conséquences sur l’éducation qui partant de ce postulat n’enseigne plus rien ou pas grand’chose et privilégie l’authenticité et la spontanéité au détriment de l’effort et du travail tant intellectuel que moral.
Non, la liberté est le fruit d’une longue éducation qui commence dès le berceau. Malheureusement, seuls des parents libérés de leurs servitudes seront aptes à éduqués leurs enfants. Dans ces conditions ont peut légitimement être tenté par le désespoir face à une réalité aussi peu favorable à l’émergence de la personne humaine en chacun de nous.
Alors que peut faire chacun d’entre nous ici et maintenant ?
Suite à la prochaine note !

02.10.2006

Vers la désappropriation de soi

Nous avons essayé, le 29 septembre, de répertorier un certain nombre de nos idoles tant individuelles que collectives.
Après ce tableau très peu réjouissant, interrogeons-nous pour savoir quels seraient les moyens les plus efficaces pour nous libérer d’une tutelle aussi oppressive ?
Il y a une première question à se poser : qu’est-ce qui polarise ma vie, qu’est-ce qui est le plus important pour moi, quel est mon absolu ? (Nous verrons le cas des idoles collectives plus tard car la thérapie est plus compliquée, car je ne suis pas seul dans le coup).
Il ne s’agit pas ici de se défiler ou de se jouer la comédie. Il faut ici avoir un regard lucide sur soi-même. Mais comment obtenir cette lucidité personnelle ?
Il n’y a qu’un moyen : si c’est MOÄ qui suit au centre de ma vie alors la lucidité sera difficile.
Il faut alors s’engager alors dans une cure de « décentrement », de « désappropriation ».
Nous verrons plus tard ce qu’il faut faire pour cela.